Jean Jacques TAIB - Saxo de Ronald Baker Quintet
- JIM

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Né en 1945, il fait des études classiques de clarinette au conservatoire d’Alger en 1960. Attiré par le jazz traditionnel, il commence à se produire dans différents clubs. De 1962 à 1967, installé dans le Sud Est de la France, il joue dans de nombreuses formations "Vieux Styles". Il rencontre entre autre le batteur anglais Al Craig et le pianiste G. Maimone.
Devenu professeur d’histoire-géo à Orléans, Jean Jacques Taïb participera ultérieurement à plusieurs groupes de jazz prestigieux, jouant avec les plus grands musiciens américains comme Tommy Flanagan, Sonny Stitt, Pepper Addam, Horace Parlan, Lou Bennet et Al Levitt et fera des rencontres durables comme celle qui le lie depuis plus de 30 ans à Ronald Baker,ou au trio Michel Prats/ Chritian Mornet.
Il a été le directeur artistique du premier festival international d'Orléans (1991).
Son parcours musical est aussi marqué par un intérêt constant pour les musiques du sud de l’Amérique, d’Europe centrale ou du bassin méditerranéen.
Membre de l’ Académie du jazz, il comptabilise des décennies de pratique, promeut et défend les musiques de jazz sous toutes ses formes dès lors qu’elles swinguent et se réfèrent au BLUES.
« Le jazz n’a jamais eu une ligne de développement régulière. Aujourd’hui, on est dans un gros repli. Avec paradoxalement des jeunes qui sortent des écoles. C’est devenu une musique de recherche, parfois très pointue. Avec des musiciens d’un très haut niveau. Dans les années 70-80, on trouvait encore des types qui faisaient ça à l’oreille. Tandis que maintenant, ils sont tous passés par les écoles, peut-être même trop.. Et le niveau n’a cessé de monter.
Le public a vieilli avec le jazz. Dans les années 70, le rock a pris les jeunes. Mais surtout, il faudrait le transmettre, mais pas intellectuellement. Les élèves qui venaient au big band me disaient, c’est une musique de vieux. Bizarre. Qu’est que c’est une musique de vieux ? Pour eux, c’étaient un autre univers, un autre monde.
Tout ça sur fond de confusion esthétique notoire. On appelle jazz tout et n’importe quoi. Pourquoi pas, mais c’est un peu dérangeant quand tu vois un artiste de variété dans un festival de jazz, ou des musiciens dits classiques dans un endroit qui n’en a pas la vocation.
Je rêve des anciens cafés-concerts, ouverts à toutes les musiques, y compris au jazz. Les lieux n’arrivent plus à en vivre. Il y a tellement de sollicitations. Et le rapport à la musique est tellement différent, la manière d’écouter. Ouvrir un café-concert, comme au 19e, avec le jeudi classique, vendredi, rock, samedi chanson française, dimanche jazz. Mais ne faire que du jazz, ça ne semble plus possible. »
Jean Jacques continue à jouer partout où c’est possible. Il joue, parce qu’il aime ça, parce que c’est là que ça se passe, quand son souffle crée des notes qui montent avec un plaisir non dissimulé…



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